L’Aïkido est un art martial d’origine japonaise.
Basé sur la coopération des pratiquants lors de l’exécution des techniques, l’aïkido permet le développement personnel en relation avec les autres.
Ses techniques de projections ou de contrôles, caractérisées par la fluidité et l’échange entre les partenaires, s’effectuent sans forces ou oppositions. L’Aïkido préserve donc l’intégrité, tant physique que morale des pratiquants.
Ainsi l’aïkido peut être pratiqué par tous, et à tous âges car il ne demande pas de capacités physiques particulières.
La pratique régulière de l’aïkido développe :
Souplesse, relâchement musculaire, fluidité des mouvements
Contrôle, précision des gestes, rigueur
Coordination, équilibre, stabilité
Adaptabilité
Vigilance, concentration
Sérénité, confiance en soi
Discipline sans compétition la progression de chacun est évaluée par des passages de grades en club, ou par un jury de professeurs de la fédération à partir de la ceinture noire.
Créateur de lien social, l’aïkido porte des valeurs comme le respect, la tolérance, la persévérance, et l’humilité.
Regards féminins sur la pratique de l'aïkido
Que l’on pratique l’aïkido depuis quelques mois ou plusieurs années, les bienfaits sont nombreux. Ils sont tout autant physiques que psychiques, pour tous mais avec quelques spécificités pour les femmes.
Sur le plan physique : une pratique équilibrée et équilibrante L’aïkido sollicite l’ensemble du corps, les articulations et les muscles, s’assouplissent et se tonifient dans le mouvement. La posture donne une énergie essentielle. Le travail sur l’unité du corps, associe la fluidité du mouvement et la stabilité de l’ancrage. Il invite à la pleine conscience de l’exercice en se connectant à son corps. La pratique aide à se sentir mieux et ainsi à gagner en assurance. Porter le kimono présente un réel confort. La neutralité uniformise les corps et permet de dissiper l’éventuelle peur du regard de l’autre. Le culte du corps n’y est pas célébré. Cette tenue, portée uniquement lors de la pratique sur tatami, pose un cadre solennel et encourage au respect mutuel, comme l’ensemble du protocole. Cela n’enlève cependant rien au côté ludique de cette activité, dans ses chutes spectaculaires et majestueuses. La pratique régulière nous amène au dépassement de soi, elle requiert également une certaine condition physique si l’on souhaite progresser.
Apprivoiser le rapport à l’autre L’aïkido est un art martial : que ce soit avec des armes ou à mains nues (corps à corps), iI faut apprendre à apprivoiser le contact physique, parfois contraignant. Au-delà du contact des saisies, c’est la menace et la charge symbolique des attaques que la personne apprend à appréhender. Comment réagir face à un poing qui nous agresse ? L’aïkido, en s’adaptant au niveau de chacun, aide à surmonter le stress de la situation en proposant différentes parades appropriées, utilisant la force de l’autre dans un relâchement physique accepté.
Comme le travail est global, d’autres formes d’appréhension se surmontent à force de pratique, dans un environnement bienveillant.
Ce qui est assez unique en aïkido, c’est l’absence de cours liés au genre, au poids, à l’âge, ou au grade. On y rencontre des partenaires variés, qui vont nous pousser plus ou moins dans nos retranchements. Chacun peut apprendre de l’autre ! La pratique régulière permet d’établir une certaine complicité et un ajustement à l’autre perpétuel.
L’adaptation permanent nécessite d’être à l’écoute de soi et de l’autre. Cette double attention améliore la qualité de la relation, à l’autre, sur le tatami et plus largement, dans la vie !
Sur le plan mental : une parenthèse et une école Le protocole de l’aïkido, son lieu de pratique, les techniques à apprendre, la concentration nécessaire, nécessitent une totale disponibilité : cela fait de la pratique une vraie parenthèse, presque dépaysante, qui oblige à se couper du stress quotidien pour être dans l’instant présent. Si cette discipline exige de la rigueur, l’absence de compétition évite aussi le stress de la comparaison et la pression de la performance : chacun avance à son rythme, avec ses particularités Il ne faut pas s’attendre à être expert en 2 ans ! La rigueur dans le travail, la persévérance, et aussi la patience à cultiver pour soi comme pour l’autre, peuvent aider à gagner en assurance et à lutter contre le perfectionnisme. L’essentiel c’est d’apprendre, de progresser, d’avancer, avec les autres.
Bref, une pratique pleine de surprises, passionnante, dans un cadre rassurant qui aide à gagner en équilibre et en confiance ! Chaque moment de pratique est une parenthèse qui permet une dépense physique et un apaisement psychique.
Florence, Julie et Servane
Aïki-Taïso
L’aïki-taïso regroupe différents exercices préparatoires à la pratique de l’aïki (Pratique interne des arts martiaux).
L’aïki-taïso apporte les bienfaits suivants :
Prise de conscience du corps, de la respiration ;
Amélioration de l’équilibre et de la coordination ;
Détente du corps (relâchement et souplesse) et de l’esprit ;
Développement de la sensibilité du corps et de l’esprit ;
Unification des toutes les parties du corps ;
Unification du corps et de l’esprit.
La pratique peut se faire sans tatamis, et sans tenue spécifique.
Publics concernés par l’aïki-taïso :
Pratiquants d’aïkido : permet de mieux appréhender les techniques d’aïkido, et de les rendre plus efficace.
Non pratiquants d’aïkido : permet d’éveiller le corps, de prendre conscience des capacités de son corps. L’aïki-taïso est source de bien-être en améliorant la forme et en préservant la santé, permet d’éliminer le stress quotidien.
Le professeur a donné des cours dans les locaux de la Ligue Contre le Cancer 31 dans le cadre des soins de supports destinés aux patients atteints d’un cancer.
La section aïkido est organisée autour de trois enseignants et deux dojos.